Logiques du fascisme

Jean-Yves Dormagen

Le fascisme revendiquait avec fierté sa dimension « totalitaire » et proclamait ouvertement son ambition de « fasciser intégralement la société civile ». Il n'en est pas moins considéré, aujourd'hui, dans l'opinion et par la plupart des spécialistes, comme un banal régime autoritaire, s'étant révélé incapable de transformer en profondeur les attitudes et les pratiques sociales des Italiens. Le régime qui se met en place en Italie après le premier conflit mondial est, à l'évidence, un système coercitif. Il élimine les libertés publiques, interdit toute opposition et neutralise tous ceux qui tentent de s'opposer à lui. En outre, il essaie de contrôler la vie de chacun en créant de nombreuses associations censées mettre au pas toute la population. Mais, si le projet est clair - dominer tout un peuple au nom d'une idéologie, à bien des égards totalitaire -, sa réussite est moindre qu'en Allemagne ou en Russie. Sans doute parce que les Italiens ont été plus rétifs à la domination, et que les circonstances n'ont pas permis l'établissement d'un vrai régime totalitaire. Lire la suite

466 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 153x235

Le fascisme revendiquait avec fierté sa dimension « totalitaire » et proclamait ouvertement son ambition de « fasciser intégralement la société civile ». Il n'en est pas moins considéré, aujourd'hui, dans l'opinion et par la plupart des spécialistes, comme un banal régime autoritaire. Le régime qui se met en place en Italie après le premier conflit mondial est, à l'évidence, un système coercitif. Il élimine les libertés publiques, interdit toute opposition et neutralise tous ceux qui tentent de s'opposer à lui. En outre, il essaie de contrôler la vie de chacun en créant de nombreuses associations censées mettre au pas toute la population. Mais, si le projet est clair - dominer tout un peuple au nom d'une idéologie, à bien des égards totalitaire -, sa réussite est moindre qu'en Allemagne ou en Russie. Sans doute parce que les Italiens ont été plus rétifs à la domination, et que les circonstances n'ont pas permis l'établissement d'un vrai régime totalitaire.

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