Paris au XVIIIe siècle

Nicolas Courtin

Paris, au XVIIIe siècle, a cessé d'être la plus grande ville d'Europe : elle est devancée par Londres. Mais la population parisienne s'accroît à un rythme soutenu : avec la disparition de la vieille enceinte militaire remplacée par d'aristocratiques boulevards, les faubourgs se développent grâce au commerce exempté de l'octroi. La nouvelle enceinte, dite des Fermiers généraux, consacrera l'intégration de ces faubourgs à la ville. A ce mur de vingt-quatre kilomètres de long, il faut des portes : ce seront les « propylées de Paris », dont il reste, entre autres vestiges, la rotonde de La Villette. Elles sont édifiées sous la double influence antique et moderne par l'architecte Ledoux. L'expansion de la ville soulève la question de la salubrité, véritable enjeu social. Pour maîtriser l'eau, on bâtit des fontaines, et pour améliorer la circulation de l'air, on détruit les maisons sur les ponts. Les architectes n'érigent plus que des bâtiments publics - hôtel de la Monnaie, Ecole militaire, théâtres... - ainsi que des immeubles et hôtels particuliers : ce n'est plus le temps des palais royaux. Portrait d'une cité foisonnante à la veille de la Révolution. Lire la suite

192 pages | Reliure souple sous jaquette | Format: 240x310

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