Un jour avec Marie-Antoinette

Hélène Delalex

Messaline royale ou coeur insouciant ? Reine frivole ou souveraine martyre ? Marie-Antoinette a quinze ans en 1770 lorsqu'elle arrive de Schönbrunn pour être unie au dauphin de France. « Madame la dauphine », insoumise, rebelle, rétive à l'étiquette, danse sa liberté d'adolescente sur les plus belles musiques de Versailles. En 1774, Louis XVI monte sur le trône. Marie-Antoinette refuse d'incarner ce personnage lointain et hiératique qu'ont façonné tant d'épouses de rois. Elle est « la plus femme de toutes les femmes de la cour », incarnation virevoltante de la jeunesse, de la beauté, de la grâce. Reine du goût, elle se fait peindre par les plus fameux artistes de son temps. Reine des plaisirs et de Trianon, elle s'adonne aux douceurs de la vie privée et de la quête du bonheur au milieu de sa coterie, joue la bergère et, haïe par le peuple après avoir été adulée, refuse d'entendre le grondement de l'orage qui s'approche. Marie-Antoinette a trente-quatre ans quand il éclate et emporte cet Ancien Régime aux pieds d'argile. Elle ignore qu'elle n'a plus que quatre ans à vivre. C'est alors qu'elle devient vraiment reine : au balcon de la cour de Marbre face aux femmes de la Halle venues exiger le retour à Paris de « la boulangère » ; au Temple puis devant ses juges dont les outrages et les outrances l'élèvent ; enfin, sur le chemin de la guillotine. Oubliée après la Révolution, elle a été « redécouverte » grâce à la littérature - les frères Goncourt, Stefan Zweig - et au cinéma et est devenue une icône moderne. Lire la suite

224 pages | Reliure cartonnée sous coffret | Format: 230x140

Chapeau

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