Pape François

Marie Duhamel

« Je crois en mon histoire traversée par le regard de Dieu. » Jorge Mario Bergoglio, né en 1936 dans le quartier pauvre de Flores à Buenos Aires, fils aîné d'immigrés italiens, ne s'est jamais dérobé à ce regard-là. Dès l'âge de dix ans, dans le collège salésien qu'il fréquente, il acquiert le goût de la prière. A dix-sept ans, il s'engage sur le chemin de la vocation religieuse dont ne le détourneront ni l'amour d'une jolie jeune fille qui lui fait « tourner la tête » ni la souffrance de la maladie - une grave pneumonie. Cet « indiscipliné de naissance » choisit en 1958 la Compagnie de Jésus car il se sent l'âme d'un missionnaire. C'est au Chili, pendant sa formation spirituelle, qu'il découvrira la misère extrême, une blessure qui ne se refermera jamais. La Compagnie traverse une grave crise et se trouve divisée sur la question de « la théologie de la libération » lorsque Bergoglio en devient le provincial. D'autres épreuves l'attendent : en 1976, une junte militaire installe son pouvoir criminel. Evêque auxiliaire de Buenos Aires en 1992, archevêque puis cardinal en 2001, ce berger veille sur son troupeau, avec une « option préférentielle pour les pauvres ». La richesse de la piété populaire lui semble l'expression spontanée du peuple de Dieu. Elu pape au conclave des 12 et 13 mars 2013, François fixe comme priorité à l'Eglise de « redécouvrir les entrailles maternelles de la miséricorde » : « Soigner les blessures, soigner les blessures... Il faut commencer par le bas. » Est-il le pape de la révolution ? Il est certainement celui d'un certain réveil des consciences. Lire la suite

144 pages | Livre(s) sous coffret | Format: 20x300

Chapeau

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