Histoire d'un sacrifice

Nicolas Mariot

Appelé à combattre lors de la mobilisation générale d'août 1914, Robert Hertz n'aura de cesse de quitter son premier régiment d'affectation, pourtant préservé des combats sanglants, pour rejoindre une unité au plus près du feu. Enfin muté au front, il trouve la mort au printemps 1915. La correspondance qu'il entretient avec sa femme Alice constitue une source précieuse pour comprendre ce jusqu'au-boutisme. Normalien, disciple prometteur de Durkheim, Robert refuse de recourir à ses appuis dans les cercles du pouvoir pour se mettre à l'abri. Il s'enferme alors dans une logique fatale : « Comme juif, comme socialiste, comme sociologue, je devais faire plus », écrit-il à Alice, quelques semaines avant de mourir. Mais ce que révèle aussi ce livre, c'est qu'on ne se sacrifie pas seul : les encouragements et la surenchère des proches semblent ici avoir joué un rôle déterminant. Lire la suite

448 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 153x240

Chapeau

Robert Hertz incarne véritablement l'expression « mourir pour ses idées ».

Citation presse

Coulisses

Appelé à combattre lors de la mobilisation générale d'août 1914, Robert Hertz n'aura de cesse de quitter son premier régiment d'affectation, pourtant préservé des combats sanglants, pour rejoindre une unité au plus près du feu. Enfin muté au front, il trouve la mort au printemps 1915. La correspondance qu'il entretient avec sa femme Alice constitue une source précieuse pour comprendre ce jusqu'au-boutisme. Normalien, disciple prometteur de Durkheim, Robert refuse de recourir à ses appuis dans les cercles du pouvoir pour se mettre à l'abri. Il s'enferme alors dans une logique fatale : « Comme juif, comme socialiste, comme sociologue, je devais faire plus », écrit-il à Alice, quelques semaines avant de mourir. Un portrait bouleversant.

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