La Religion industrielle

Pierre Musso

Le XIXe siècle a spectaculairement montré qu'il était, en Europe, le produit d'une « révolution » dite industrielle, qui avait opéré un basculement dans toutes les sociétés soumises alors au même mouvement de fond : celui de la sécularisation. Ce mouvement historique arriverait à son échéance, inéluctable, en ce début de XXIe siècle. L'industrie, avec les corollaires qui lui sont associés (technique, rationalité, progrès) serait donc victorieuse de la religion (chrétienne, sa matrice). Pourtant, la question industrielle est aujourd'hui au centre des débats publics ; on s'interroge sur ses formes actuelles, son rapport à l'homme, à la nature, devant un double phénomène : désindustrialisation/technoscience, dans son efflorescence numérique. A rebours de la thèse commune qui soutient que le mouvement historique industriel et post-industriel a été celui du « désenchantement » du monde et de la sortie du religieux, l'auteur démontre que l'Occident est porteur depuis son origine de la « religion industrielle » et que le XIXe siècle a été travaillé par elle sous une forme nouvelle, schismatique. Philosophe, docteur en sciences politiques, Pierre Musso enseigne dans les universités de Rennes et Lyon. Lire la suite

800 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 135x215

Le XIXe siècle a montré qu'il était, en Europe, le produit d'une « révolution » dite industrielle, qui avait opéré un basculement dans toutes les sociétés soumises alors au même mouvement de fond : celui de la sécularisation. Ce mouvement historique arriverait à son échéance, inéluctable, en ce début de XXIe siècle. L'industrie, avec les corollaires qui lui sont associés (technique, rationalité, progrès), serait donc victorieuse de la religion (chrétienne, sa matrice). Pourtant, la question industrielle est aujourd'hui au centre des débats publics ; on s'interroge sur ses formes actuelles, son rapport à l'homme, à la nature, devant un double phénomène : désindustrialisation/technoscience, dans son efflorescence numérique. A rebours de la thèse commune qui soutient que le mouvement historique industriel et post-industriel a été celui du « désenchantement » du monde et de la sortie du religieux, l'auteur démontre que l'Occident est porteur depuis son origine de la « religion industrielle » et que le XIXe siècle a été travaillé par elle sous une forme nouvelle, schismatique.

Chapeau

Citation presse

Haut de page