Les Carnets de guerre de Nikolaï Nikouline

Nikolaï Nikouline

Leningrad, juin 1941. Lorsque l'URSS entre en guerre contre le IIIe Reich, Nikolaï Nikouline a dix-sept ans. Engagé comme radio, il est tour à tour artilleur, puis soldat de l'infanterie. Quatre ans plus tard, il ressort miraculeusement vivant du vaste carnage qui, avec vingt-sept millions de morts, totalise le plus grand nombre de pertes civiles et militaires de la Seconde Guerre mondiale. Pendant ces quatre années, il a vécu au plus près l'horreur du front de l'Est, l'enlisement dans des affrontements voués à l'échec, le froid qui gèle les soldats en plein combat. Dès lors, il note, il analyse ; l'absurdité des ordres, la lâcheté des hommes, la violence, la corruption systématisée. Il raconte aussi les temps morts, l'attente, la camaraderie et le courage, les rares instants de poésie que lui offre la guerre. Devenu conservateur au musée de l'Ermitage, il rédige ses Mémoires pour vaincre son traumatisme. Le texte est publié en 2007 à la demande de ses proches. Il crée un événement considérable en Russie où l'Armée rouge et la « Grande Guerre patriotique » sont sacralisées. Ce texte puissant consacre Nikolaï Nikouline comme un grand témoin de la Seconde Guerre mondiale, loin des récits officiels et de la propagande d'Etat. Lire la suite

400 pages | Couverture brochée en couleurs | Format: 155x220

Alexandre Sumpf Alexandre Sumpf est maître de conférences en histoire contemporaine à l'université de Strasbourg. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm et agrégé en histoire. Ses premiers ouvrages, notamment De Lénine à Gagarine – Une histoire sociale de l'U.R.S.S. (2013) et La Grande Guerre oubliée – Russie, 1914-1918 (2014) l'ont imposé d'emblée comme l'un des grands historiens contemporains.

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